Féerie générale

« J’ai noté quelques subtilités récentes de la technologie pour nous rendre dépendants, augmenter indéfiniment les surfaces d’échanges, j’ai noté le recul des possibilités d’autarcie, la mauvaise qualité de l’eau des sources. Et en face j’ai noté comment notre sauvagerie entre dans les vêtements qu’on lui a fabriqués, comment elle se tient à table, comment elle se faufile dans la gestion des emplois du temps, comment elle fait ses courses dans les foires internationales, comment s’y prend notre sauvagerie quand la dose d’industrie et d’objets, la dose d’interpénétration géopolitique deviennent démesurément encombrantes. »

Emmanuelle Pireyre, Féerie générale, L’Olivier, Paris, 2012, p. 63.

SAUVAGERIE