Cent ans de solitude

Cents ans de solitude est rempli de références musicales qui m’aident à créer des images quand je compose. Parfois j’enregistre des extraits de texte et je les utilise dans mes pièces.

L’origine du mot Macondo

« Jose Arcadio Buendia, cette nuit-là, rêva qu’en ce lieu s’élevait une cité pleine d’animation avec des maisons dont les murs étaient faits de miroirs. Il demanda quelle était cette ville et on lui répondit par un nom qui n’avait aucune signification mais qui trouva dans son rêve une résonance surnaturelle : Macondo1. »

 

Melquíades

« Je suis mort des fièvres dans les laisses de Singapour2. »

  


La Guerre

« Mais cette nuit-là quand les militaires l’eurent regardé sans le voir alors, qu’il songeait à la tension de ces derniers mois, à la vie misérable en prison, à la panique qui avait régné autour de la gare, au train chargé des morts, Jose Arcadio le Second en arriva à la conclusion que le colonel Aureliano Buendia n’avait été rien de plus qu’un cabotin ou qu’un imbécile. Il ne comprenait pas qu’il lui eût fallu tant de mots pour expliquer ce qu’il avait ressenti à la guerre, si un seul mot pouvait suffire : la peur3. »

1 Gabriel García Márquez, Cent ans de solitude, traduit de l'espagnol (Colombie) par Claude et Carmen Durand, Seuil, Paris, 1995 [1967].
2 Ibid.
3 Ibid.